La vidéomusique, un art du temps

Coproduction ARCADE & le laboratoire MIM

L’exposition La vidéomusique, un art du temps se tiendra du 15 mai au 29 juillet 2017 dans les locaux de l’Arcade., dix-huit vidéomusiques seront diffusées en continu.
Une conférence sur la relation entre le son et l’image en mouvement sera donnée par le MIM le 7 juin 2017 à 18h.

Depuis ses origines en 1984 le laboratoire MIM s’est construit autour de l’idée qu’il est utile à un artiste d’ajouter à sa pratique artistique une réflexion sur cette pratique. De par la constitution du MIM, compositeurs, plasticiens, vidéastes, auteurs… et appuyées sur les avancée technologiques liées au numérique, nos pratiques artistiques se sont diversifiées en s’hybridant. De ce fait et dès 2010 notre réflexion sur nos pratiques nous est apparue comme devant être revisitée, il nous a alors semblé qu’il fallait reposer les bases de nos questionnements et pour cela nous avons choisi l’étude d’une pratique artistique émergente, la vidéomusique, forme d’œuvre qui allie « musique et image en mouvement dans une expression sensorielle unifiée[1] ». Suivant un modèle expérimental proche de celui emprunté lors de l’invention des UST, nous avons pu décrire quatre grandes catégories de perception du temporel, catégories applicables à chacun des deux médias.

Depuis fin 2015 le MIM accueille en résidence de jeunes artistes ayant une pratique de l’intermédia afin qu’ils contribuent, par la diversité de leurs pratiques et de leurs approches, à enrichir l’expérience commune. Ces jeunes artistes sont également conviés à créer de nouvelles œuvres dans le domaine de cet art émergent qu’est la vidéomusique, œuvres produites par le MIM lors d’évènements publics. Tous sont venus nous trouver avec une problématique proche de la nôtre et un besoin de mettre en commun une expérience nouvelle parce que liée à une pratique elle-même nouvelle, enseignée nulle part et n’ayant aucun corpus de référence. Nous souhaitons donner à lire ici la diversité des parcours et combien le partage d’expérience peut se révéler fructueux.

[1] Le compositeur Jean Piché en a proposé la définition ainsi que le néologisme
visible sur le site de l’Université de Montréal : http://www.musique.umontreal.ca/personnel/piche_j.html


Le développement de ce qu’il est convenu d’appeler le numérique a permis l’apparition de pratiques nouvelles et, notamment, de cet art émergent qu’est la vidéomusique. Le laboratoire MIM s’est emparé depuis quelques années de la problématique générée par cette double filiation de l’audio et du visuel et, en 2017, a invité à participer aux travaux de recherche menés autour de l’analyse de ce type d’œuvre plusieurs artistes auxquels il a également été passé commande d’une œuvre originale. Les œuvres de Samuel Bester, Loïse Bulot, Raphaële Dupire-Loubaton & Camille Thilloy, Benjamin O’Brien & Sam Barnett, Jordan Cabanas, Eric Maestri & Olivier Perriquet seront ainsi visibles, parmi les dix-huit œuvres exposées. Cet alliage du sonore et du visuel, parce qu’il est un art du temps nous le disons musical.

ÉCRANS FACE A L’ENTRÉE :

NuéesMyriam Boucher
– Northern – Maxime Corbeil-Perron
La surface du temps – Claude Moreau & Jean-Pierre Moreau

 

Hall

GRAND HALL :
Simulacre – Line Katcho

ÉCRANS COULOIR :
– Recombinant #3 – Eric Maestri & Olivier Perriquet
– Palms/haze – Benjamin O’Brien & Sam Barnett
– La mécanique des fluides – Raphaële Dupire-Loubaton & Camille Thilloy
Le rêve de la pêcheuse – Samuel Bester
Ring – Jordan Cabanas
Graphic poèm #1  – Loïse Bulot
Premier Regard – Claude Moreau & Jean-Pierre Moreau
Sept lieuesJean-Pierre Moreau

Couloir

SALLE EN BAS
Causette – Samuel Bester
Wavefield – Lucien Gaudion
Piano Roll – Benjamin O’Brien
Galatée – Bertrand Wolff
Tout ce que nous ne voyons pas qui est immense – Solange Baron
Variation N°5 O(Ohne) – Frank Dufour & Nicolas Bauffe