
Les membres du laboratoire Musique et Informatique de Marseille (MIM), venus de pratiques artistiques différenciées – composition musicale (acousmatique, instrumentale et/ou informatique), arts plastiques, littérature, poésie numérique, sound design… – se fédèrent autour de la perception du temps de l’image en mouvement, du texte, du son, de la musique… Nos travaux portent sur la sémiose temporelle telle qu’établie dans le temps vécu de l’audio-spectateur et des œuvres – sonores, visuelles, audio-visuelles – qui s’individuent ainsi l’un par l’autre.
Le lien étroit entre création et recherche sert de clef de voûte au MIM dès son origine[1] en 1984 et, après avoir créé en 1996 – avec les Unités Sémiotiques Temporelles[2][3] – un outil d’analyse du temps perçu dans le musical, nous avons créé en 2018 – avec les Profils Temporels Perçus[4] – une méthode pour comprendre et analyser la rhétorique temporelle perçue dans le temps des œuvres vidéomusicales. Fondés ainsi par nos pratiques, de création et de recherche, nous poursuivons un objectif double :
Ces deux points, parce qu’ils nous semblent constitutifs du devenir l’un de l’autre, nous apparaissent complémentaires et devant être compris l’un pour l’autre, l’un par l’autre.
Pour servir cet objectif, l’association construit des partenariats avec les organismes appropriés afin de contribuer par tous projets – organisation de colloques, ateliers, séminaires, journées d’études, concerts… – à l’accroissement et à la transmission des savoirs partageables dans les domaines de la création artistique et de la recherche scientifique.
[1] B. Bacot, V. Tiffon, F.-X. Féron, (2023) Recherche et acoustique musicales à Marseille en 1968 et 1989, Journées d’Informatique Musicale 2023, pp.139-148. Consultable sur https://hal.science/halshs-04243921v1
[2] Laboratoire MIM et al. (1996). Les Unités Sémiotiques Temporelles – Eléments nouveaux d’analyse musicale. Marseille: Musurgia.
[3] A. Frey, A. Daquet, S. Poitrenaud, Ch. Tijus, M. Fremiot, et al.. Pertinence cognitive des unités sémiotiques temporelles. Musicae Scientiae, 2009, 13 (2), pp.415-440.10.1177/102986490901300209. Consultable sur https://hal.science/hal-02430636v1/document
[4] Moreau, J.-P. (2022). Les profils temporels perçus dans les œuvres vidéomusicales, une pratique expérimentale en co-construction. Dans N. Estienne, & F. Giroux, L’enseignement aux non-spécialistes / Licence et Master (pp. 247-268). Clermont-Ferrand: Université Blaise Pascal. Consultable sur https://hal.science/hal-02281024
Le laboratoire MIM est membre de :
Futurs Composés
réseau national de la création musicale
partenaire de :
– Laboratoire UMR7061 PRISM, Perception, Représentations, Image, Son, Musique, AMU-CNRS.
– Laboratoire UR 4671 ADEF, Apprentissage, Didactique, Évaluation, Formation, AMU.
Programme « Le geste créatif et l’activité formative » (GCAF).
– Groupement d’Intérêt Scientifique
Arts & Éducation
Réflexions sur les questions de pratiques et d’enseignement
aux et par les arts
(Lire la convention du GIS arts & éducation)
Ouvrage en vente chez EME Editions :
De la perception à la représentation – Analyser l’œuvre vidéomusicale
Ouvrage de Jean-Pierre Moreau / EME Editions – novembre 2021
« La vidéomusique est une œuvre d’art à la fois sonore et visuelle, musicale et plasticienne. Comment comprendre cette relation audio-visuelle à partir de ce que nous percevons d’elle et que nous dit-elle de nous ? Qu’apporte-t-elle de si particulier et de quelle manière le fait-elle ? Est-ce possible de représenter le discours qu’elle nous tient, la façon dont elle fait sens pour nous dans le temps ?
La méthode proposée ici permettra de questionner ce mode opératoire propre aux œuvres vidéomusicales, d’échanger à leur propos à l’aide d’un vocabulaire adéquat et de les représenter. Les moyens de l’analyse, maintenant constitués, permettront de mieux maîtriser la création d’œuvres nouvelles et même de fédérer plusieurs créateurs – compositeur, artiste vidéo, auteur – dans une réalisation dont les lignes de force auront été préétablies en commun. »